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Vous êtes ici => Accueil > forum > Communauté > Actualités > « [Inspiration] L'Atlantide dans la littérature à travers les siècles », créé par Bryaxis

Actualités - « [Inspiration] L'Atlantide dans la littérature à travers les siècles » - lecture du sujet — L'Encrier

[Inspiration] L'Atlantide dans la littérature à travers les siècles

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Bryaxis# Posté le 02/01/2009 à 17h33 - Citer
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messages : 569

En tant que journaliste de l'Encrier je souhaites vous présenter une série de grands thèmes récurrents dans la production littéraire, afin de vous montrer comment une même thématique a été exploitée par de nombreux auteurs à différentes époques. Contrairement aux présentations des différents genres littéraires c'est donc à une découverte d'idées que je vous entraîne avec, pour première thématique, un sujet qui a traversé les siècles mais en prenant pour chaque époque un sens différent.

Introduction
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Qu'est-ce qui unit Solon, Socrate, Critias, Platon, Francis Bacon, Jules Vernes, Tolstoï, H.P. Lovecraft, J.R.R. Tolkien, Clive Cussler, Edgar P. Jacobs, Arthur Conan Doyle, Hugo Pratt, Henry Vernes et Indiana Jones, pour ne citer que quelques noms ? Qu'est-ce qui agite les esprits depuis 25 siècles, donnant naissance à des centaines d'œuvres littéraires, picturales ou cinématographiques ? Qu'est-ce qui hante la conscience de l'Occident depuis qu'un philosophe en a parlé dans un traité de morale et de philosophie politique ?

La réponse à ces questions est simple, il s'agit de l'Atlantide, cette terre mythique engloutie il y a des millénaires en raison de l'hybris ( terme grec que l'on traduira par "démesure" ou "orgueil" ) de ses habitants ainsi châtiée par les dieux de l'Olympe. Car l'hybris c'est la volonté de l'homme d'obtenir sur terre plus que la part qui lui a été allouée par les Dieux, c'est donc d'une certaine manière les défier, ce qui doit être châtié. Tantale, Minos, Atrée, et nombre d'autres sont maudits pour cette raison et souffriront tant de leur vivant que dans la mort, leur sort en Enfer étant souvent terrible. Dans la Théogonie d'Hésiode, les différentes races d'hommes (de bronze, de fer, etc.) qui se succèdent sont de même condamnées pour leur hybris, dans un cycle qui voit chaque race inférieure à celle qui la précède.

Cette Atlantide qui a engendré une impressionnante littérature doit sa prospérité à une ambiguïté présente depuis la première mention du mythe par Platon dans le Timée et le Critias, deux dialogues rédigés sans doute autour de la 108ème olympiade, l'an 352 avant notre ère. En effet depuis le début s'est posée la question de la réalité des faits décrits par Platon, et le fait que le texte s'interrompt brutalement au moment où Zeus s'apprête à détruire la cité a encore accrut la fascination que ce récit à eu sur les générations successives.

La présente série d'articles, issue des recherches menées pour un cours à l'université, cherchera à suivre la trace du mythe dans la culture occidentale des époques ultérieures, principalement dans la littérature : des utopies du 17ème siècle, en commençant par celle de Francis Bacon, aux dernières annonces de ( pseudo-) scientifiques concernant la localisation de l'île en passant par les romans et les jeux vidéo, nous verrons combien le mythe a été ré-utilisé, ré-interprété, re-créé même par certains au fil des siècles, nous penchant un peu plus en détail sur la période 1800-1939, extrêmement riche.

Mais l'Atlantide n'est pas la seule terre mythique engloutie par les flots : d'autres mythes comme celui d'Ys y ressemblent très fort, raison pour laquelle nous nous intéresserons également aux continents perdus de Mu et de Lémurie ainsi qu'à Avalon et Aise.

Il aurait pu être intéressant d'approfondir notre étude plus encore et de nous intéresser à des cités comme Sodome et Gomorrhe mais c'eût sans doute été aller trop loin pour le cadre limité du présent document d'autant que ces villes n'ont pas été englouties par les eaux comme le furent les exemples précédents.


Chapitre I : Au commencement était Platon
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L'Atlantide est « née au monde » vers 350 avant notre ère sous la plume de Platon, philosophe athénien dont les écris de cette période concernent avant tout la politique, l'activité de la Cité, lui qui connu dans sa jeunesse la guerre du Péloponnèse et dans sa vieillesse la guerre contre Philippe II de Macédoine. L'objectif de Platon dans ses dialogues intitulé Timée et Critias était de fournir le modèle de la cité idéale, afin de permettre son apparition dans le monde réel et surtout d'éviter la décadence d'Athènes. Pour ce faire il entreprit de décrire comment les Grecs ont pu, au fil des siècles, résister à de puissants ennemis dirigés par des souverains mythiques. C'est dans ce contexte qu'il mentionne le combat des Athéniens vivant près de 9000 ans avant Solon ( qui vécu vers 640 av. J.C.-558 av. J.C. ) contre une puissante nation composée des descendants d'Atlas, un fils de Poseïdon, guerre qui s'acheva lorsque la terre et les flots engloutirent l'armée athénienne et la ville de leurs ennemis. Ce récit, sur la véracité duquel insiste Platon, est raconté par Critias, l'un des 30 tyrans de la révolution oligarchique de 404 av. J.C., qui l'aurait lui même apprise par la tradition familiale, son arrière-arrière grand-père l'ayant reçue de Solon lors du retour d'Égypte de ce dernier qui venait de l'apprendre auprès d'un grand prêtre de Saïs, un des lieux les plus sacré de l'ancienne Égypte.

Platon reprend son récit de manière plus détaillée mais avec un certain nombre de contradictions dans un second ouvrage, le Critias, dans lequel il donne une série de détails sur la cité, son organisation politique, son architecture, le mode de vie de ses citoyens, et divers autres détails.

Dés l'Antiquité des doutes se sont élevés au sujet de la véracité du récit : Aristote, que certains décrivent comme jaloux de son maître, considère qu'il s'agit d'une affabulation de celui-ci. Mais Diodore de Sicile ( qui vit au premier siècle de notre ère ) reprends pour sa part une partie du récit.

D'autres auteurs antiques s'impliquent dans le débat : Pline l'ancien, Tertullien, Marcellinus et Proclus en font partie.

Au Moyen-Age on ne trouve pas de mentions de la ville engloutie. En revanche d'autres mythes se répandent qui y ressemblent de manière troublante. Le plus connu de ceux-ci est le mythe de la ville d'Ys : durant la période trouble qui suit le retrait de l'Empire Romain de Bretagne, un souverain local du nom de Gradlon vit dans une capitale protégée par de hautes digues et des écluses dont la il porte en permanence la seule clé. Il est le père d'une jeune fille jolie mais débauchée du nom de Dahut qui, séduite par le démon, vola la clé de son père et ouvrit les écluses en pleine tempête, provoquant la destruction de la ville tandis que son père était sauvé par St Guénolé ( dans d'autres version il est question de St Corentin ), lequel était son conseiller le plus proche : c'est aussi ici le triomphe de la foi qui est mit en exergue.

Ce mythe présente évidement de grandes différences avec celui de l'Atlantide, notamment l'apparition du christianisme, mais l'on ne peut s'empêcher d'être frappé par la ressemblance du prédicat de départ, à savoir le fait que le comportement impie d'une population entraîne la destruction de la ville par la noyade. Bien sur le mythe d'Ys reprend nombre d'éléments issus de la mythologie celtique et est recouvert d'un verni chrétien que ne porte pas le récit platonicien mais le message des deux textes est le même, une invitation à bien se conduire.

Le mythe d'Ys n'est pas le seul mythe breton à évoquer ainsi une cité disparue sous les flots : Aise, qui selon certains est une déformation du nom d'Ys, aurait subit un sort similaire même si le mythe est ici moins complet.

La caractéristique de ces textes est avant tout de rester dans le domaine du mythe éducatif et de l'élévation morale ( et même spirituelle avec l'apparition du christianisme ), la grande leçon étant qu'une vie de débauche et d'impiété entraîne un châtiment divin.

Ce n'est pas un thème rare et l'inondation est souvent utilisée par les dieux pour punir les hommes : de l'épopée de Guilgamesh à la version coranique du déluge biblique en passant par les mythes de Deucalion, fils de Prométée, ou encore celui de Philémon et Baucis que nous rapporte entre autre Ovide, nous voyons de nombreuses inondations purificatrice de l'espèce humaine. D'autres cultures ont également fait mention dans leurs mythes de déluges comme les Mayas dans le Popol Vuh, un ouvrage souvent appelé "la Bible des Mayas".

Chapitre II : La lumineuse renaissance du mythe
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La Renaissance voit apparaitre une nouvelle interprétation du mythe de l'Atlantide sous la plume de Francis Bacon qui rédige en 1627 sa célèbre utopie New Atlantis. Cette publication marque un véritable tournant dans la production littéraire sur l'Atlantide car pour la première fois un auteur se sert directement et clairement de l'Atlantide pour créer quelque chose de nouveau. Cet ouvrage est aussi l'une des premières utopies rédigées depuis la Cité de Dieu de Saint Augustin. En tant qu'utopie elle propose un projet de vie fondé sur la recherche scientifique. La communauté fictive de Bensalem est entièrement tournée vers le progrès scientifique qui garantit le salut de l'âme.

C'est évidement une toute nouvelle symbolique pour la ville qui cesse ainsi d'être la cité du pêché pour devenir celle du salut, d'abord celle du salut de ses habitants puis celui du monde entier lorsque les grands prêtres de cette technocratie théocratique autorisent les Européens qui y ont échoué à repartir vers leur monde afin d'y partager le savoir qu'ils ont acquis durant leur séjour.

A partir de ce moment le mythe de l'Atlantide va être relu de plusieurs manières selon deux orientations : la première consiste en une lecture (pseudo-)scientifique du mythe, dans le cadre de laquelle on essaye de rattacher la ville disparue au monde historique et géographique tandis que la seconde, surtout surtout un phénomène du XIXème siècle, est faite de récits littéraires, le plus souvent en prose et n'étant pas forcément de nature romanesque.

Les auteurs de la Renaissance et de l'époque moderne se divisaient principalement en deux groupes selon qu'ils considéraient l'existence de l'Atlantide possible ou non. Ceux qui en réfutaient l'existence le faisaient généralement sur une base théorique, pour ne pas dire théologique, relayant en cela la position de l'Eglise, toujours réticente pour ne pas dire hostile face à la mythologie païenne. Pour certains il s'agissait au mieux d'une mauvaise interprétation du texte biblique, Platon étant souvent considéré comme l'interprète grec du dogme chrétien comme on le constate dans les œuvres de Marsile Ficin, Jean de Serres, Eurenius et bien d'autres encore. A force de rechercher dans les textes de Platon des liens avec l'Ancien Testament certains iront jusqu'à déclarer que les Atlantes ne sont autres que les Hébreux et l'Atlantide, terre perdue, était la Palestine.

Tous ces débats sur un peuple disparu n'apparaissant pas dans la Bible doivent être remis dans le contexte plus général des débats sur l'existence de peuplades inconnues sur les terres nouvelles des Amérique. L'Atlantide devient alors le pont par lequel les populations européennes ( donc liées au monde catalogué par la Bible ) avaient pu coloniser l'Amérique et le message de Dieu se propager sur ces terres lointaines avant que ne disparaisse ce pont. Évidemment cette explication rationnelle pour les auteurs de l'époque était avant tout un moyen de se rassurer et de conforter les concepts ethnocentristes européens comme l'explique C. Foucrier dans son ouvrage Le mythe littéraire de l'Atlantide (1800-1939) (sans doute la meilleure analyse de la destinée littéraire de l'Atlantide publiée en français).

Cette idée d'un continent pont entre les Amérique et l'Europe et moyen de diffusion de l'espèce humaine et des idées sera reprise plus tard par les naturalistes du XIXème pour inventer le continent de Lémurie, seul moyen pour eux d'expliquer la diffusion de nombreuses espèces des deux côtés du Pacifique à une époque où l'idée de dérive des continents n'existait pas encore.

A l'époque des Lumières le mythe continue de passionner les auteurs qui débattent du rôle exact de l'Atlantide dans la naissance de la civilisation. Si Gamboa considérait en 1572 que Atlas, fondateur de l'Atlantide, était le fils du Japhet biblique ( en raison d'une homonymie avec le titan Japet de la mythologie grecque, père d'Atlas dans la Théogonie d'Hésiode ) et que l'Amérique était la partie immergée de l'ancien empire disparu, les auteurs du XVIIIème comme Gian Rinaldo Carli considéreront eux que les lois des Indiens étaient les meilleures et que ce furent les Indiens qui vinrent coloniser l'Europe et la civiliser en des temps anciens, une hypothèse d'ailleurs assez risquée à cette époque où l'Eglise restait très puissante...

C'est donc du XVIIIème siècle que date l'idée que les Atlantes auraient été des êtres supérieurement cultivés dominant tant dans le domaine de la technique que dans celui de de la morale ou celui des choses intellectuelles en général. Des barbares Atlantes venus envahir l'Europe on était passé à une civilisation brillante et pacifique, de bons sauvages qui auraient régressé au fil du temps et des catastrophes naturelles. Exit donc l'hybris du mythe platonicien, fini le châtiment divin, place à un univers très rousseauiste, très conforme à l'ère du temps. L'Atlantide est ici une ville où l'auteur trouve ce qu'il cherche, un lieu où il est assuré de trouver l'objectif de sa quête morale et l'exemple à donner à ses lecteurs.

Dés 1679 on trouve les prémices de ce mouvement dans Atlantica de Olof Rudbeck, dans laquelle l'auteur suédois se servait des mythes scandinaves pour relire le mythe de Platon et faire d'une Atlantide re-localisée en Suède la mère de toutes les civilisations, procurant aux Goths qui habitaient ces régions dans l'Antiquité de prestigieux ancêtres et ce à un moment où l'empire suédois commençait déjà à décliner et cherchait à se rassurer dans l'exaltation du sentiment national. C'est là la première des utilisations du mythe de l'Atlantide à des fins nationalistes, qui culminera sous le régime nazi.

C'est ici, au seuil du XIXème siècle, grand siècle de la fortune littéraire de l'Atlantide, que s'achève ce premier article qui je l'espère vous aura déjà montré que derrière le vieux mythe antique se cachent différentes récupérations, différents centres d'intérêts qui tous relèvent des préoccupations du temps des différents auteurs.

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En savoir plus :

Platon Timée
Platon Critias
C. Foucrier Le mythe littéraire de l'Atlantide (1800-1939)
Modifié le 04/01/2009 à 02h16 par Csame

Ce qui dans ma production n'est pas sur l'encrier vous le découvrirez sur www.bryaxis.be

Dovery# Posté le 02/01/2009 à 19h13 - Citer
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ET bien félicitation pour cet article très détaillé, et merci pour avoir retracé ici l'histoire de cette ville mythique si célèbre.

Si je ne me trompe pas toutefois, il y a un "la" en trop dans la phrase : «Au Moyen-Age on ne trouve pas de mentions de la ville engloutie. En revanche d'autres mythes se répandent qui y ressemblent de manière troublante. Le plus connu de ceux-ci est le mythe de la ville d'Ys : durant la période trouble qui suit le retrait de l'Empire Romain de Bretagne, un souverain local du nom de Gradlon vit dans une capitale protégée par de hautes digues et des écluses dont la il porte en permanence la seule clé.»
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Bonne journée
Bryaxis# Posté le 02/01/2009 à 19h40 - Citer
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Oups oui, un reliquat du travail de conception et paufinage du texte :) Heureux que cet article t'ai plu, il faut noter que ce n'est que la première partie d'un dossier plus large qui comprendra encore sans doute deux articles qui porteront pour l'un sur le mythe de l'Atlantide dans la littérature du XIXème et de la première moitié du XXème siècle et pour l'autre sur cette thématique dans la seconde moitié du XXème et au début du XXIème siècle.
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Akshara# Posté le 03/01/2009 à 10h35 - Citer
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Bryaxis a dit :L'Atlantide devient alors le pont par lequel les populations européennes ( donc liées au monde catalogué par la Bible ) avaient pu coloniser l'Amérique


On peut aussi comprendre une allusion à l'ère glacière, au moment où des habitants eurasiatiques auraient traversé le détroit de Bering (gelé à ce moment-là) puis, lorsque la température serait montée, la perte de ce passage, donc du continent américain. Mais peut-être que je remonte un peu trop loin...

Le Quid 1997 page 80 a dit :Selon une légende égyptienne, l'Atlantide aurait été une île merveilleuse,engloutie lors d'un cataclysme.


Quelqu'un peut m'expliquer ? Ce ne serait pas plutôt grec ?  
La culture, c'est comme le beurre : moins on en a, plus on l'étale.
fanofher# Posté le 03/01/2009 à 13h36 - Citer
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A un moment c'était la même chose !
Moi qui suis Egyptien (  ) sais et te dis que Cléopâtre n'était pas Egyptienne, mais Grecque !
Blob.
Bryaxis# Posté le 03/01/2009 à 14h08 - Citer
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@ Akshara :

Non, ce n'est sans doute pas une allusion au détroit de Bering car, à la date où ces thèses sont rédigées on ne connais pas encore ce détroit... Ici la thèse spécifie un transit a travers l'Atlantique, pas par la côte ouest des USA.

Pour ta seconde question on peut parler de légende égyptienne parce que Solon déclare, d'après le Critias du dialogue de Platon ( oui, c'est long comme série ! ) qu'il a entendu parler de l'Atlantide en Egypte, auprès de vieux prêtres.

@Fanofher :

Cléopâtre était même macédonienne, contrée d'origine de la dynastie Ptolémée. Mais ici on parle bien de l'Egypte pharaonique "classique" puisque Solon aurait visité l'Egypte dans le courant du 6ème siècle avant notre ère, soit 2 à 3 siècles avant Alexandre le Grand et Ptolémée :)

Plus sérieusement, on sait archéologiquement que des contacts commerciaux entre Grèce et Egypte existent depuis au moins 1500 av. J.C. ( objets grecs et crétois dans les tombes de pharaons, décorations de palais Hyksos par des artisans crétois, ... ) et que le 7eme et 6eme siècle connait une recrudescence des contacts entre les deux régions, les grecs fondant même une ville en Egypte durant le 6ème siècle, Naucratis. Ce sont les grecs qui introduisent le système monétaire en Egypte et ils fournissent également des troupes de mercenaires. Ils mèneront également de grandes expéditions militaires contre les Perses qui occupent l'Egypte dans le courant du 6ème siècle, expéditions qui s'achèvent assez mal d'ailleurs.

La présence de l'Egypte dans les mythes grecs remonte assez loin puisqu'il en est question dans l'Illiade et dans l'Odyssée, certaines variantes disant d'ailleurs que Hélène ne fut pas emmenée à Troie mais emmenée par les dieux en Egypte, une copie étant emmenée par Paris. Un jour je pourrais faire un article sur la guerre de Troie et son destin littéraire :)
Ce qui dans ma production n'est pas sur l'encrier vous le découvrirez sur www.bryaxis.be

Kventino# Posté le 03/01/2009 à 21h56 - Citer
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Gaaah ... Les quelques fautes par-ci par-là sont compensées au centuple (et je pèse mes mots) par la qualité et la ... complétude ? (bravitude ?) de l'article. Vivement les prochains.
"Was wollt ihr in Oranienburg ? (...) Wie soll es sein ? Es ist so, wie es sich vorstellt, aber es ist nur so, weil man es sich so vorstellt. Ich war (...) in Auschwitz, und es gibt nicht zu sehen, aber auch gar nichts. (...) Es ist alles nur im Kopf"
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