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« Retour à Ambremer. » - chapitre 1 : « Avant-propos » — L'Encrier
Vous êtes ici => Accueil > Liste des histoires > « Retour à Ambremer. », par Ennola - - - > Chapitre 1 : « Avant-propos » -
L'histoire Ce chapitre
Publié : le 23/05/2009 à 19h10 - Mise à jour : le 06/10/2009 à 22h16 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 1347 - Chapitre(s) : 5 - Mots : 6078 - Complet : non - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 Publié : le 23/05/2009 à 19h10 - Modifié : le 04/06/2009 à 16h31 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 808 - Mots : 723

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Me revoilà avec une nouvelle fiction basée sur l'univers de Pierre Pevel et de ses Enchantements d'Ambremer (dont vous pouvez lire la fiche de lecture sur ce site), ainsi que le volume 2 de cette série, j'ai nommé L'élixir d'oubli. Je ne pense pas qu'il soit vital d'avoir lu les livres pour comprendre ma fiction, mais ce serait sans doute plus appréciable, d’autant qu’il s’agit de livres magnifiques, et qu'ici ce n'est qu'une fiction de piètre qualité.

Bref…Les quatre premiers chapitres sont entièrement écrits, sans compter le Prologue à suivre et cet avant-propos. L'histoire devrait en compter une dizaine. Je ne sais pas encore à quel rythme je vais publier, nous verrons bien.

Je vous laisse à la lecture de cet avant-gout.

Sur ce, je vous laisse à la lecture de cet avant-gout.

EDIT / Mise en ligne de la version corrigée par Anne-V. le 4 juin 2009 (et en plus il paraît que je n'avais pas fait beaucoup de fautes cette fois)


Retour à Ambremer.

Avant-propos

Il était une fois le Paris des Merveilles...

Où l'on plante, pour la troisième fois, le décor d'un Paris qui n'exista jamais tout à fait.

« Les contes d'autrefois, ainsi que les fabuleuses créatures qui l'inspirèrent, ont une patrie. Cette patrie se nomme l'OutreMonde. Ne la cherchez pas sur une carte, même millénaire. L'OutreMonde n'est ni un pays, ni une île, ni un continent. L'OutreMonde est... un monde, ma foi. Là vivent les fées et les licornes, les ogres et les dragons. Là prospèrent des cités et des royaumes que nous croyons légendaires, au fil d'un temps qui s'écoule autrement. » (1)

On sait d'ores et déjà que l'existence de l'OutreMonde fut révélée au monde au lendemain des guerres Napoléoniennes, que pour sceller une franche amitié entre les deux nations, on créa une ligne de métro reliant les deux mondes, une Tour Eiffel en bois magique de l'OutreMonde, et les loges de cercles de magiciens - Cyan, Or et Incarnat - furent implantées dans toutes les grandes métropoles européennes. L'entente dura presque deux siècles, deux siècles pendant lesquels la magie de l'OutreMonde peupla la Terre. Des mages naissaient parmi les hommes, des fées s'éprenaient de mortels, des gnomes fondaient des bandes de tire-laines, et même des ogres buvaient de bonnes pintes à la terrasse des cafés. On aurait pu croire que cela devait durer à jamais, mais tel ne fut pas le cas.

A l'aube de la Seconde Guerre Mondiale, on ne comptait déjà plus que deux cercles de Magiciens à Paris, et les gnomes et autres êtres merveilleux se faisaient rares. Les traités parlant de l'OutreMonde, les dictionnaires, les encyclopédies du Merveilleux tombèrent en désuétude, pour disparaître tout à fait des bibliothèques à la fin de cette guerre.

Alors, quand le monde se rendit compte qu'une troisième guerre commençait, la Guerre Froide, la magie sembla tout simplement disparaître de la Terre. Et chose encore plus étrange, il n'y eut personne pour s'en offusquer. On peut comprendre que la menace d'une atomisation de la planète et d'une vague communiste déferlant sur le monde « libre » fasse oublier la magie. Mais comment expliquer que ceux qui connurent la magie en son temps glorieux, qui côtoyèrent des mages, des chat-ailés et virent des gnomes, pussent oublier cela et même aller jusqu'à nier les événements ?

Le fait est étrange, mais indiscutable. Les marques de la présence de l'OutreMonde disparurent comme elles étaient venues. La Tour Eiffel fut bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale et le bois magique se consuma. Le plan du métro ne compta plus de station OutreMonde, on ne vit plus le palais de la Reine des Fées dans Paris et, pour finir, les loges des cercles de magiciens redevinrent de simples immeubles.

Paris redevint donc une capitale morne et sans magie.

Les jeunes générations n'entendirent plus parler de ce Paris des merveilles. Les faits furent montrés comme une sorte de conte rocambolesque, sur lequel des auteurs se penchèrent même pour produire de très beaux livres pour enfants. Cela s'arrêta là.

Ou presque.

Si l'on a dit que les mages ne naissaient plus parmi les hommes, et qu'ils avaient disparus, on aurait dû écrire, presque plus. Et c'est de ce presque que nous allons parler. Car en effet, à l'aube de ce vingt-et-unième siècle, si les mages, gnomes et autres ogres étaient invisibles aux yeux des mortels, ils n'en étaient pas moins présents. Ils étaient simplement retournés dans la clandestinité des jours anciens, à cette différence près qu'on ne brûlait plus les sorcières et ne chassait plus le dragon. Il existait donc de par le monde toute une communauté magique clandestine (on expliquera d'ailleurs d'où l'idée d'un monde sorcier clandestin vint à l’esprit d'une certaine romancière anglaise) qui vivait comme tout un chacun ou presque.

Nous n'allons pas parler de ce qu'il se passa au Japon, et encore moins des dragons d'Australie, nous allons parler des mages de Paris. Les trois cercles existaient toujours, évoluant dans le plus parfait anonymat, se fondant dans la foule des mortels ignorant tout de ce qu'il se passait sous leurs yeux aveugles. Et plus particulièrement d'une certaine magicienne, qui était à l'aube d'être admise dans le cercle Cyan, à la Saint-Jean comme il se devait, en cette fin d'année 1989.

Cette magicienne se nomme Chloé Lucie Victoire d'Aurevilly, ou plus simplement Chloé Aurevilly, selon cette coutume moderne qui consiste à donner un diminutif à tous noms ou appellations qui comptent plus de trois syllabes.

Vous êtes prêts à la rejoindre ?

C'est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii …

(1) : Extrait de l'avant propos des Enchantements d'Ambremer de Pierre Pevel.


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