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> Chapitre 1 : « Rapport de mission dans le désert » - 
| L'histoire | Ce chapitre |
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| Publié : le 05/01/2010 à 21h56 - Mise à jour : le 08/01/2010 à 11h12 - Commentaire(s) : 2 - Lecture(s) : 613 - Chapitre(s) : 2 - Mots : 1205 - Complet : non - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 | Publié : le 05/01/2010 à 21h56 - Modifié : le 06/01/2010 à 11h26 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 458 - Mots : 685 |
An 614 de notre ère, l'Empereur Heraclius a envoyé des troupes restaurer le contrôle de Byzance dans des régions récemment libérées de l'emprise Sassanide où une génération entière a grandit sans connaître le règne des empereurs romains. Les hérésies sont nombreuses dans la région, de même que les bandes de pillards et de voleurs de grand chemin, actifs notamment sur les grandes routes commerciales de l'Arabie*. Un rapport nous présente une opération de routine menée aux confins de l'Empire, dans la région de la Mer Érythrée**
*Jordanie actuelle
**Mer Rouge
Les affaires de l'Empire
| Résumé : Jour ordinaire dans un empire depuis longtemps éteint... |
Rapport de mission dans le désert
« Année 614 de l’ère du Seigneur
A sa sébaste radiante clémence Flavius Heraclius Autokrator, Basileus des Romains,
Puisse la Sainte Trinité, le Créateur, le Sauveur et l’Inspirateur nous guider dans toutes nos actions et protéger nos âmes maintenant et à l’heure de notre mort.
Votre serviteur transmet humblement le rapport de ses activités dans les diocèses d’Egypte et d’Arabie. Votre représentant sur ces terres, exécutant la tâche de restauration du pouvoir romain dans ces régions, fut incessamment harassé par des raids de bandits contre les colonnes de ravitaillement. Par la volonté de votre Majesté il envoya donc une force de cavalerie légère sous le commandement de votre humble serviteur pour pacifier le secteur et régler ce problème.
Le chef de ces bandits était un Arabe répondant au nom de Mouamet, qui s’était rendu puissant dans la région par une cruauté sans égale et une sauvagerie des plus barbares. Ayant conquis la cité de Iathrivos, il s’est ensuite récemment installé dans la cité de Makoraba*, d’où ses pillards détroussaient les habitants du cru et les voyageurs sans faire la moindre distinction.
Son fanatisme impie était tel qu’il nous fut aisé de trouver des guides qui nous assistèrent dans la préparation d’une embuscade. Je suis au regret de reconnaitre que nombre de ces guides appartenaient à ces vils juifs, pour lesquels Mouamet et ses sbires avaient conçu une grande haine.
Lorsque le gang de voleur mené par Mouamet sortit de la ville pour s’emparer d’une grande caravane romaine, ils furent décimés par les Avares des forces de votre Majesté, nombre d’entre eux périssant dans l’échauffourée. Leur leader, lui, tomba vivant entre nos mains.
Les forces de votre Majesté se sont ensuite rendues à Makoraba, qu’elles capturèrent derechef. Les habitants n’étaient que de pauvres hères sans expérience militaire ni courage et les rares qui essayèrent de résister furent rapidement éliminés.
Pour ce qui est de Mouamet, votre Majesté sera heureuse d’apprendre qu’il fut châtré, éviscéré, aveuglé puis empalé sur la place publique de la ville.
L’interrogation des habitants survivants révéla que l’homme s’était proclamé prophète et avait rédigé un livre contenant maints blasphèmes, hérésies et mensonges dont il proclamait qu’ils lui avaient été dictés par son faux dieu. Nombre de copies de ce texte furent découvertes, saisies et brûlées sur un bûcher érigé au pied du gibet du bandit.
Il s’est également avéré nécessaire de détruire le temple païen que ce vilain avait fait ériger pour le culte de sa fausse divinité. Soin fut prit de briser jusqu’aux pierres de fondation de l’édifice, usant pour ce faire de feu et de vinaigre comme l’avait fait Hannibal alors que Rome était encore jeune.
Les têtes de Mouamet et de ses principaux lieutenants furent séparées de leurs corps et plantées sur des pieux devant leurs cadavres alors que l’ensemble des survivants de la population de la ville, en ce compris une douzaine de femmes qui se prétendaient toutes épouses du bandit, étaient poussés vers le désert, n’ayant aucune valeur même comme esclave.
Les biens des habitants de Makoraba, ou du moins le peu qu’ils possédaient, furent saisis au profit du trésor impérial. Quelques biens ayant appartenu à des caravanes romaines furent également récupérés mais il semblerait que le fruit des pillages servait avant tout à financer le recrutement d’autres vilains dans la troupe du bandit ou pour l’acquisition d’esclaves féminines.
Ainsi fut mit fin à un petit mais irritant problème qui entachait la grandeur du règne de votre Majesté.
Je reste bien entendu l’humble et insignifiant serviteur de votre Majesté Sacrée… »
L’homme ne poursuivit pas la lecture de la missive et prit sa plume, traçant quelques mots avant d’apposer le sein de sa fonction.
« Note au service concerné : Réprimander l’auteur, le dégrader et l’envoyer sur la frontière de l’Ister. Il a fait usage de la première personne du singulier. »
Le Mystikos, secrétaire particulier de l’Empereur Heraclius, prit le parchemin suivant dans le panier de courrier du jour.
* La Mecque
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