accueil Accueil Lire Lire Écrire Écrire Fiches de lecture Fiches de lecture Forums Forum
Le site
Accueil Lire Écrire Fiches de lecture Correctionnouveau !
Communauté
Forum Concours Liste des membres Visiteurs (14)
Membre
Connexion Inscription
Recherche
dans :
Recherche avancée
Publicité
Partenaires

Paris Manga

« Dusty road. » — L'Encrier
Vous êtes ici => Accueil > Liste des histoires > « Dusty road. », par Macadam Cowboy - - - > Chapitre 1 : « Travel Light. » -
L'histoire Ce chapitre
Publié : le 08/05/2008 à 14h08 - Mise à jour : le 08/05/2008 à 15h25 - Commentaire(s) : 2 - Lecture(s) : 501 - Chapitre(s) : 3 - Mots : 2981 - Complet : oui - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 Publié : le 08/05/2008 à 14h08 - Modifié : le 29/05/2008 à 20h13 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 356 - Mots : 778

>>

Avant propos.

Ainsi s'ouvre ma deuxième contribution sur ce site. "Dusty Road" est une nouvelle en trois volets, qui j'espère vous plaira. Cette hsitoire me tient à coeur, et a été rédigée en une vitesse éclair, ce qui est assez rare pour moi. Cette histoire a pris naissance à partir d'un nombre important d'influence, à démarrer par les morceaux que j'écoute en ce moment, ajouté à la lecture récente d'un bouquin de Kerouac et une passion assez étrange pour le Désert Américain. Si cela vous intéresse, l'ensemble de morceaux qui m'ont "aidé" à écrire cette nouvelle se trouve là : http://www.deezer.com/#music/playlist/8229781/1738446 . Si quelqu'un pourrait d'ailleurs m'expliquer comment on peut mettre un accompagnement musical aux chapitre, cela me serait bien pratique. Sur ce, je vous laisse, en espérant que vous apprécierez ce début.

Dusty road.

Les fils électriques
Couverture réalisée par Macadam Cowboy, intitulée « Les fils électriques »
Résumé : Texte en compétition dans le concours "Coma". Je fuis, je ne fais que ça. Les mains serrées sur la volant de ma Cadillac, intérieur bordeaux. Je fuis, un passé et un triste avenir.
Et au loin, il n'y a que le Macadam et des routes poussiéreuses.

Travel Light.

L’asphalte, droite, à perte de vue. Des kilomètres et des kilomètres de cette lave noire. Et les pêchés que l’on peut expier là-dessus. Si seulement il n’y avait que cette mer de pétrole, mais il y a aussi la poussière. Et le décor d’un désert américain loufoque. Comme dans un western glauque, où les chevaux auraient été remplacés par des Cadillac blanches. Intérieur bordeaux. Un western glauque, dans lequel les hennissements se mêleraient aux rugissements de la mécanique, où la BO serait choisi par un stagiaire d’une radio locale passant en boucle des morceaux de folk, country, Blue Grass qui datent d’une autre époque. Et le rythme dans sa tête, toujours le même. Le son du train que Johnny Cash décrit dans Folsom Prison Blues.
Et l’asphalte, qui mange les gens au lieu de les délivrer de leur poids. Il a une Lucky Strike à la bouche. Qu’est ce qu’il pourrait avoir d’autre ? Il serre le volant, ses mains sont crispées dessus. Cela fait des heures qu'il roule, mais il ne se détend pas, les jointures de ses phalanges sont blanches, mais il ne se détend pas ; il tire sur sa cigarette. Et pire, il fuit. Quoi ? Allez lui demander si vous voulez tant savoir, si cela est si important. Dans l’état des choses, j’aurais peur pour votre vie si vous osiez la poser, la question qui vous brûle la bouche. Dans le lecteur CD, Harvest tourne en boucle.
La route, toujours la route. Il s’est arrêté, aux alentours de 14h, dans une station service, pour mener à l’abreuvoir sa monture. Il a acheté de quoi manger, a bu, fait sa recharge de cigarette. Puis il est repartit, cavalier solitaire, fuyant. Le soleil, après avoir culminé, était redescendu le long de la ligne d’horizon. Il avait alors changé de musique, et depuis, il avait fumé trois Lucky. Le soleil rasant l’avait aveuglé, il avait chaussé une paire de Ray Ban Wayfarer. Un vrai Blues Brother aurait-on dit... Si seulement on l’avait vu. Il roulait, jusqu’à épuisement. Et le noir linéaire lui faisait mal aux yeux, mal à la tête, il délirait. Ce long ruban, il redoutait qu’il s’enroule autour de lui, le bloque dans sa fuite. Peut-être était-il aveugle, pour ne pas se prendre au jeu, il avait déjà perdu ; il s’enroulait tout seul dans son tourment ridicule. Mais allez lui dire, vous, beaux penseurs, qu’il faisait à l’instant une erreur.
Sur le siège passager, il y avait son passé. Il n’y a pas de meilleure place pour le passé que celle-ci, si l’on force sur les sens et que l’on se berce d’une douce ironie. Le passé reléguait à la place du mort ; celle pour lesquelles les gosses hauts comme quelques pommes se battent avec ardeur. Celle sur laquelle se laisse poser les fesses des adolescents se faisant accompagner par leurs parents. La place du passé. En l’occurrence, il n’y avait ni gosse bruyant, ni ado rebelle : juste un blouson en cuir, un vieux cahier à la couverture usé, avec un stylo, un album photo. Derrière, il avait jeté son appareil photo, quelques merdouilles encore qu’il avait pris en partant, et un sac de voyage. Il tirait sur sa Lucky Strike et regardait la route l’hypnotiser. Il fuyait. Comme un lâche, comme ce qu’il avait toujours été. La nuit tombait, et les étoiles commençaient à couvrir la voûte céleste. Le ciel n’était pas tout à fait noir, ni tout à fait bleu. Il était imparfait, et en soit, c’est ce qui le rendait beau. Au loin, là où la terre courbe l’échine, le ciel était gris avec des touches de rouge, et s’en suivait un long dégradé tirant vers le bleu profond. Le macadam avait été avalé, peut-être avait-il vaincu, peut-être pas après tout. Peut-être que son nouvel ennemi intime avait trouvé le moyen de se camoufler pour mieux le surprendre. Il avait des crampes aux mains à force de serrer ainsi le volant. Il avait fait à nouveaux le plein, plusieurs fois. Il s’endormait. Herman Düne avait remplacé Neil Young. Au loin l’insigne d’un motel se mit à clignoter.
Il avait réservé une chambre, pour la nuit, avait payé d’avance, et s’y était réfugié. Le numéro 505. Dans sa tête l’air de Not On Top revenait sans cesse : lancinant. Et il s’endormit, toujours aussi tendu. Peut-être même un peu triste. Il s’endormit, pour rejoindre une nuit pleine de rêves et d’insécurités, une nuit sombre comme l’asphalte, et pleine d’impulsions. Il avait le goût des sandwiches plastiques des stations services, mélangés au soda et au goudron, dans la bouche. C’était horrible, mais il ne savait pas si c’était réellement cela qui provoquait cette amertume. Il avait laissé la lumière de la table de chevet allumée. Demain, à la première heure, il reprendrait la route. Il essaierait peut-être, ainsi de l’asservir, d’en devenir le maître. Oui, c’était des chimères, il délirait.


>>


© tous droits réservés. Le texte ne peut être reproduit sans le consentement de Macadam Cowboy

CommentairesFavoris et notificationsCorrections
  • Voir les commentaires (2)
  • Ajouter un commentaire
  • Ajouter l'histoire à vos favoris
  • Ajouter l'auteur à vos favoris
  • Activer la notification pour l'histoire
  • Activer la notification pour l'auteur
  • Signaler orthographe défaillante (0)
ImagesImpressionGestion
  • Voir la galerie (2)
  • Ajouter
  • Version PDF
  • Imprimer le chapitre
  • Imprimer toute l'histoire
Vous ne pouvez pas modifier cette histoire.
un lecteur sur cette histoire : un visiteur non connecté.
SQL : 14 - Exécution : 0.206 s. - Visiteurs : 14
Tous droits réservés sauf mention contraire.
Équipe - Changer de design - Contact - Remonter - Détails - Aide
Partenaires : Art-toon.fr - fanfictions.fr - scribeos.com - bullejapons.fr - Rou & Bou