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« Bernard Beunager: nouvelle école » - chapitre 1 : « Chapitre 1: au fond du gouffre » — L'Encrier
Vous êtes ici => Accueil > Liste des histoires > « Bernard Beunager: nouvelle école », par momographie - - - > Chapitre 1 : « Chapitre 1: au fond du gouffre » -
L'histoire Ce chapitre
Publié : le 06/06/2008 à 18h03 - Mise à jour : le 26/09/2008 à 13h30 - Commentaire(s) : 1 - Lecture(s) : 820 - Chapitre(s) : 11 - Mots : 18912 - Complet : non - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 Publié : le 06/06/2008 à 18h03 - Modifié : jamais - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 372 - Mots : 972

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Voilà le premier chapitre! J'espère qu'il vous plaira!

23 août 2088: modification du chapitre après la correction faite par domino que je remercie beaucoup pour le temps consacré à la correction. Et au travail que cela lui à demandé!  

Bonne lecture


Bernard Beunager: nouvelle école

Bernard Beunager: nouvelle école
Couverture réalisée par momographie, intitulée « Bernard Beunager: nouvelle école »
Résumé : Bernard Beunager à 55 ans. Son métier est l'enseignement, son travail est sa vie. Il enseigne le français, l'histoire, la géographie, les maths, la Sciences, l'anglais, l'allemand, l'italien, le latin, le grec et donne des cours à options dans son collège: musique, théâtre, littérature, informatique et dessin.
Un véritable génie! seulement voilà, suite à un suicide d'un de ses élèves, il est au chômage. Pourquoi ? Parce que les parents de ce fameux élève, ont fait pression auprès du directeur pour qu'il soit licencié...

Une histoire passionnante qui vous entrainera sur les traces du professeur de vos rêves!

Chapitre 1: au fond du gouffre

Trente ans de carrière et il a fallu que je traite François Deroi de stupide ! Pourtant je sais bien que personne n'est stupide ! On peut être mauvais à quelque chose mais on n'est jamais mauvais à tout ! Mais ce jour du 25 juin, période d'examen, de stresse, que je perde mon sang froid habituel et que j'engueule cet élève, déjà fragile depuis que son frère s'était tué à moto un mois plus tôt. Il avait parlé un petit peu trop fort à mon goût, alors je lui avais dit de se taire. Et il m'avait répondu avec mépris d'aller me faire voir sur quoi je lui avais répliqué qu'il ferait mieux d'apprendre le respect avant de donner des ordres, il m'avait alors traité de con. Je lui avais ordonné de sortir, mais il avait déjà reprit sa conversation, alors j'avais fait comme si je n'avais rien dit et j'avais continué à donner mon cours sur la deuxième guerre mondial. Cinq minutes avant la sonnerie, j'avais interrogé François qui m'avait répondu qu'il ne voyait pas pourquoi c'était lui que j’interrogeais  puisque qu'il était bête.

J’étais très surpris par cette réponse alors j'avais alors répliqué qu'il pouvait aller voir ailleurs s’il était si stupide.  il était parti furieux, sans me répondre, À midi, il s'était jeté du toit du réfectoire et il y gagna la mort.

j'ai appris quelques semaines plus tard, par un des élèves, qu'il m'avait provoqué à cause d'un gage stupide qu'il avait relevé ! Pourquoi il s'est tué ?  Ça je l'ignore… Je ne sais pas si c’est  vraiment de ma faute mais monsieur et madame Deroi le sont persuadés et visiblement le directeur aussi. Du coup je suis au chômage!

Ça fait à présent quatre mois et deux jours qu'on m'a mis à la porte et que je cherche du travail. Mais qui voudrait d'un vieux croûton comme moi ? Qui en plus s'est fait renvoyer ? En tout cas, personne de saint d’esprit ne m’engagerait...

Ah, j'oubliais ! Je m'appelle Bernard Beunager, j'ai 55 ans, j'ai les cheveux blancs, l'âge, voyez-vous, à l'origine j'avais les cheveux noirs, les yeux bleus, une moustache grise.

Je vis une petite maison, au bord du lac Lemon en Suisse. je n'ai d'enfants, enfin jusqu'à quelques mois, j'en avais des centaines!

Aujourd'hui, 25 octobre 2008, j’effectue mon tour quotidien dans les rues de Lausanne quand j'entends mon nom, je me retourne et aperçois Éric Ulise, un de mes anciens élèves, il doit avoir trente ans à présent, je dois avouer que je suis surpris de le voir ici, à Lausanne, il me semblait qu'il avait déménagé à Pralin, un petit village plus au nord, où il avait intégré une école privé. Je m'arrête et l'attends, il arrive vers moi tout essoufflé.

Il lui fallut bien cinq minutes pour se reprendre.

- Monsieur...

- Appelle moi Bernard, voyons, je ne suis plus ton professeur depuis déjà très longtemps...

- Comme vous voudrez, comment allez-vous?

- Très bien merci, enfin...

- Je... m'ennuie un petit peu depuis quelques mois mais à part cela, ça va très bien!

- Rassurez-moi vous n'avez pas pris votre retraite!

- Non, répondis-je, je suis au chômage.

- Ah! fit Éric, il éclata de rire, vous m'en voyez ravi !

- Pardon?

- Ne le prenez pas mal! Mais je cherche depuis quelques semaines quelqu'un pour enseigner dans mon collège.

Sous le coup de l'émotion, je restais quelques secondes interdit, mais je ne pus m'empêcher de noter une chose: il avait dit: " mon collège!"

- Un enseignant, ton collège, réussis-je à bredouiller. Il éclata à nouveau de rire.

- Oui, un de mes enseignants s'est tué dans un accident de voiture, une semaine avant la rentrée des classes alors je cherche un remplaçant, à oui je suis le directeur de l'école à présent!

-  Non d'un chien! La vache! Et tu voudrais que je vienne enseigner là-bas.

- Oui! ça serait super si vous acceptiez!

- Ils sont en quelle année ces enfants?

- en deuxième, heu…ça à une importance?

- Non! m'empressais-je de dire de peur qu'il revienne sur sa décision.

- Bien, ! Que diriez-vous si on allait boire un verre pour planifier tout ça?

- Pourquoi pas, répondis-je en me demandant quelles surprises la vie allait encore me réserver jusqu'à ma mort.

Une fois devant un café au lait, Éric me demanda comment j’avais fait pour me retrouver au chômage alors que je suis un enseignant extraordinaire, du moins à ses yeux. Je lui racontai alors ce qui s'était passé et les circonstances de mon renvoi. Lorsque j'eus terminé il s'exclama:

- Ah! Le salaud! Se plier devant les parents! Moi je t'aurais soutenu, il n'y a absolument aucune preuve que c'est à cause de toi s'il s'est suicidé à cause de toi!!!

- Tiens, tu me tutoie maintenant? lui dis-je assez amusé.

- Je... bredouilla-t-il en rougissant.

- Ce n'est pas grave, lui dis-je, c'est mieux comme ça!

- Ben bon, heu...comme tu veux...

Nous avons encore bavardé un petit peu, en nous remémorant des souvenirs communs puis nous avons convenu une date pour un véritable entretien d'embauche où je devais amener mon C.V. Je repartis donc chez moi le cœur léger.

Ce soir là, je pus enfin dormir sans me demander comment j'allais faire pour payer mes impôts et mes factures!

En me levant au matin du 26 octobre j'avais l'impression de flotter sur un petit nuage. Je pris mon petit déjeuné sans vraiment y penser et je me mis à la recherche de mon C.V je finis par le dénicher dans une boite elle-même dans une armoire, j'allais m'asseoir et je me mis à le compléter.

Je devais retrouver Éric dans son école (la galerie) entre midi et une heure pour l'entretien d'embauche et la visite guidée de l'école.

Lorsque j'eus fini mon travail, je pris un livre, en l'occurrence " chagrin d'école" de Daniel Pennac. J'avais lu ce livre au moins une quinzaine de fois, mais je ne me lasse pas de le relire et il m'aide également à comprendre les "cancres"



voilà merci de me laisser votre avis.

Bonne journée!


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© tous droits réservés. Le texte ne peut être reproduit sans le consentement de momographie

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