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> Chapitre 1 : « Une fois n'est pas coutume, deux fois, ... » - 
| L'histoire | Ce chapitre |
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| Publié : le 28/06/2008 à 16h30 - Mise à jour : le 28/06/2008 à 16h30 - Commentaire(s) : 3 - Lecture(s) : 598 - Chapitre(s) : 4 - Mots : 4807 - Complet : oui - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 | Publié : le 28/06/2008 à 16h30 - Modifié : le 28/06/2008 à 23h14 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 385 - Mots : 1661 |
Histoire présentée pour le concours "A l'auberge du..." A la base, j'avais mal lu les consignes et compris qu'il fallait 5000 caractères et donc, toute content, je m'apprétais à publier cette histoire. J'ai écrit tout le reste en.. ouh là... bref, c'était à la base un petit truc plein d'humour. Là, ça vire au noir, surtout vers la fin. Et une tite réflexion philosophque conclura le tout, ça n'a jamais fait de mal ! Bonne lecture à tous ;-)
A l'auberge du... royaume du coin.
| Résumé : Dans un pays spécial, quand un voyageur étonnant se retrouve à une table étrange d'une auberge bizarre devant un verre aux caractéristiques curieuses que va-t-il se passer ? Quand le rêve et la réalité ne font plus qu'un, tout devient plus clair, ou plus noir... =>proposé pour le concours de l'auberge ! Mon traitement de texte me donne 5068 mots... |
Une fois n'est pas coutume, deux fois, ...
« Une salsepareille s'il vous plait... »
Cette commande étrange attira l'attention des consommateurs de l'auberge. Une salsepareille ? Sans doute pas possible à avoir ici !!
La tête du serveur lui évita de répondre à la question du mystérieux client, et celui-ci tenta une autre commande :
« Vous n'auriez pas de la décoction d'ortie, à tout hasard... ? »
Du purin, mais, enfin, c'est dingue, qui demande du purin dans une auberge ? Contre les pucerons, des coccinelles seraient plus... écologiques. Plus faciles à préparer surtout ! Même si moins faciles à boire ! Mais laissons notre peut-être-illustre étranger parler, tout de même, restons polis, voyons !
« Bon, allez, si vraiment vous n'avez que ça, donnez-moi du thé... Pas de thé ! Alors, ... de l'eau, va pour l'eau. »
Le visiteur, qui semblait n'avoir rien à faire ici, et qui pourtant, venait d'y camper fermement sur ses deux pieds, jeta alors un oeil au fond de son verre et y croisa un autre de son espèce. Un ver. Vert, bien gluant. « Un ver vert au fond de mon verre, ça ira comme décoction. » pensa-t-il en son for fort intérieur.
Fier de sa blague intérieure, il rit en lui-même, toujours en intériorisant au maximum, même s'il réussit par là même à s'attirer un regard meurtrier du serveur. Mais le visiteur ne risquait rien. C'était lui qui avait une épée ! Et pas du genre attrape-gredin. Plutôt du genre grand chevalier servant, façon conte de fées.
Sauf que, à cette époque, les contes de fées n'existaient pas, puisque c'est justement de cette époque que ces contes parlent. Cruel dilemme ! Pourtant, cette histoire n'est nullement un conte. Tout au plus ce mystérieux personnage aurait-il pu être un comte, mais, encore eut-il fallu qu'il sache compter. Compter par exemple le nombre de spirales qui composaient le corps du ver gluant qu'il avait sous les yeux ! Le tout sans s'en trouver dégoûté !
Ils étaient de la même espèce. Rampant, se trouvant partout à faire fumier, même si le fumier était or, à cette époque, et le crottin argent. Comme le bronze était encore mal maîtrisé, il n'avait pas grande valeur dans ce monde absurde, je ne vais donc pas faire une dissertation là-dessus. Mais, c'était, ça, le Moyen Age, les découvreurs retrouvés pendus pour avoir sauvé les populations futures ! Les libres penseurs ne l'étaient qu'au Paradis, mais, pour qu'il y eut un Paradis, il fallait que quelqu'un y ai pensé avant qu'ils ne meurent ! Encore un dilemme qui paraissait insoluble. Mais, ce n'est pas pour rien qu'on l'appelait le Moyen Age. Il eut presque fallu appeler ça le Bas Age, mais, ce n'était en rien des enfants, alors, on a préféré nommer cela le Moyen Age, pour rendre hommage aux quelques penseurs utiles qui y firent sacrifiés. Les historiens ont donc fait une moyenne. Ce qui voulait dire que les personnes qui ont nommé cette époque le Moyen Age, savaient compter, contrairement, donc, à notre visiteur tout aussi mystérieux, même si n'ayant rien à voir avec un quelconque clavier.
Pour revenir à l'habitat naturel du ver, non pas de terre, mais d'auberge, il nous faut revenir à l'« eau » qui le contenait, ou plutôt, le noyait.
A sa pré-potion, notre visiteur, qui n'était toujours pas un clavier, ajouta une petite poudre, gardée bien à l'abri dans sa cape encapuchonnée. La boisson se mit alors à bouillonner, et d'immonde elle passa à innommable. L'étranger avala alors la mixture avec un soupir de contentement avant de faire le tour de l'auberge des yeux. Les joueurs de cartes s'étaient arrêtés de jouer, les brailleurs s'étaient arrêtés de brailler, le serveur s'était arrêté de servir, les buveurs s'étaient arrêtés de boire, contrairement aux alcooliques, qui continuaient à cuver dans leur coin, inconscients du drame qui se tramait dans l'auberge sordide dans laquelle ils avaient eu le malheur de mettre les pieds.
« Mauvais, ça ! » S'exclama le nouveau venu. Il n'aimait pas se faire remarquer. Raté, pour un coup ! Et même deux coups, puisqu'un peu plus tard, il allait remettre ça !
Quelque part, dans le fond de l'auberge, il y eut pourtant un clavier pour lui répondre. Un mystérieux pianiste, c'est bizarre à quel point ces bêtes-là apparaissent et disparaissent aux moments opportuns, s'était installé devant un instrument désaccordé, ancêtre du piano forte, et encore ancêtre du clavecin, autant dire que personne ne savait d'où ça venait, ni même ce que ça venait faire dans cette auberge sordide, alors que même le roi ne jugeait pas digne d'en avoir un.
D'ailleurs, le pianiste devait être venu d'un autre âge, puisqu'il n'aurait pu apprendre à jouer de son instrument si celui-ci n'existait pas. Toujours était-il qu'il réussît à faire ressortir une mélodie potable du clavier, que même Bach sourd n'aurait pas juger bon à tempérer. En effet, mieux valait être sourd que d'entendre ça. Et, pourtant, là-dessus, les brailleurs se remirent à brailler. En rythme. Et faux, parce que chanter juste avec un taux pareil d'alcool, ce n'était pas humainement possible. Même magiquement, c'était dur. Et le seul être qui pouvait se targuer de savoir manipuler un brin de magie, ou un fil de tapis volant, était tout absorbé par sa potion.
Il demanda même à ce moment précis un autre verre, toujours de l'« eau », qui ressemblait plus à de l' « Oh » qu'à un liquide quelconque, d'après les caractéristiques que l'on sait.
Il alla ensuite, comme tout consommateur ordinaire, s'asseoir à une table. Le mystérieux arrivant, qui n'était à présent plus le dernier, posa son sac près de lui, à portée d'épée de quiconque pourrait vouloir le lui voler, et enleva le capuchon de sa cape de ses épaules. Déjà plus à l'aise, il rota, du fait de la trop rapide absorption de sa première mixture et se mit en tête d'en préparer une seconde. Après une autre minute d'ahurissement, tous les spectateurs de ce curieux spectacle qui ne s'étaient pas laissés entrainer par la musique baissèrent les yeux. Ils avaient plus intéressant à faire que regarder le mystérieux inconnu. Imaginer les pires histoires sur son compte, par exemple, car tel était le passe temps favoris des habitants à presque plein temps de cette auberge mal famée, médire et maudire tant qu'ils pouvaient après l'avoir été à leur tour...
« Peut-être est-ce un mage, venu du château du roi, il est peut-être là pour nous surveiller, chuchota le plus paranoïaque d'entre eux.
-Ou alors, c'est un mercenaire, il va tous nous enrôler, après nous avoir montré sa capacité à resister aux pires poisons...
-Ou alors.... »
Et ainsi de suite...
Ils ne pouvaient faire qu'espérer en savoir plus, car le preux buveur n'était point bavard. Et sa mixture n'avait pas l'air d'aider en cela. Même à supposer qu'il l'eut été, seul son verre/ver/vert, compagnon d'infortune, aurait pu ouïr un tant soit peu de ce qu'il eut baragouiné. La musique, si tant est qu'on puisse lui donner pareil nom, envahissait toute la salle au fur, à mesure, voir à portée, que les arrivants s'amassaient autour de l'instrument enchanteur, à leurs yeux, plus qu'à leurs oreilles. Nul n'était besoin, en ce temps-là, d'amplifier la musique pour se crever les tympans. Même le tympan de l'abbaye la plus proche en aurait explosé, si celle-ci avait été construite.
Ainsi, quelques minutes à peine après que le non-clavier, quoiqu'un peu quand même, se soit posé sur le tabouret bancal, un autre être encapuchonné inconnu à l'absence de bataillon fit irruption à sa table, et s'y assit. Notre premier inconnu releva à peine les yeux de sa mixture atroce, il s'attendait vraisemblablement à cette arrivée impromptue, qui, par là-même, ne l'était plus.
« Mage Inoir, la mage Iblanche vous salue du plus profond de sa caverne secrète, elle m'a chargée de ce message pour vous. »
Le second inconnu lui tendit un parchemin, qui avait attiré toute l'attention de la salle. Si ce nom d'Inoir était inconnu, celui d'Iblanche ne l'était pas. Mage déclarée du pays, et maîtresse du roi, par dessus le marché auquel elle ne se rendait jamais, elle faisait la une des ragots de tous le pays. Ou au moins de toute l'auberge. Et ce n'était pas rien. C'était une cinquantaine de poivrots à l'haleine ravageuse qui se donnaient des tapes dans la dos comme de vieux compagnons de boisson qu'ils étaient.
Le parchemin semblait vieux et fripé, et Inoir dû plisser les yeux pour déchiffrer les sortes de hiéroglyphes qui le couvraient. Remarquant alors les regards tournés vers lui pour une nouvelle tournée d'interrogations, il décida que celle-ci serait pour lui, il avait bon coeur, après tout. Celle-ci serait moins funeste pour leurs organismes que les précédentes, qu'ils avaient englouties sans un merci. Rien de plus normal, personne n'ayant encore jugé utile d'inventer ce mot, n'en voyant pas l'intérêt.
Replongeant dans sa lecture, qu'il eut du mal à achever, Inoir s'interrogea. L'expéditrice de ce message était-elle tombée sur la tête, ou dans son propre chaudron quand elle était petite ? Le message n'avait pas de sens, et même pour un message codé, il était fort obscur !
Bizarre, venant d'une mage nommée Iblanche !
Au final, - coup de chance, le spectacle n'était pas long, et il n'y eut aucun bis de demandé- , le message s'éclaira, comme à la lueur d'une chandelle mal éteinte dans le noir le plus obscur. Elle avait écrit de gauche à droite, alors que tout le royaume écrivait de droite à gauche !
Alors, là, tout devenait clair comme de l'eau de caillou, mais, alors, c'était du cristal. Retranscrit, on obtenait : « .ehcnalbI .reuoc ud dnof uD .tnemmeitapmi dnetta suov ej ,éht el ruop iom zehc suov-zedneR »
Il fallait donc y lire, pour nous, peuple communément habitué à l'écriture de gauche à droite, et selon la manière originelle d'Iblanche : « Rendez vous chez moi pour le thé, je vous attend impatiemment. Du fond du coeur, Iblanche. »
Rendez-vous galant ? Peut-être. Même si inviter un homme à prendre le thé... était assez incongru, surtout à une heure pareille de la soirée. Il décida de renvoyer le messager, et, tant qu'à faire, faire venir ici sa mystérieuse dame. Ce n'était ni le lieu ni l'endroit pour être galant, mais la mage était réputée pour avoir des moeurs passant pour étranges et des coutumes qui faisaient hurler le roi, qui lui était néanmoins attaché. Très, même, d'après certains. Mais, il n'était pas amateur de ragots, et préféraient vérifier ce genre de détails par lui-même.
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