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« Aliaime » - chapitre 13 : « Chapitre 12 » — L'Encrier
Vous êtes ici => Accueil > Liste des histoires > « Aliaime », par Char Aznable - - - > Chapitre 13 : « Chapitre 12 » -
L'histoire Ce chapitre
Publié : le 15/07/2007 à 12h35 - Mise à jour : le 23/11/2008 à 20h13 - Commentaire(s) : 4 - Lecture(s) : 2705 - Chapitre(s) : 19 - Mots : 21222 - Complet : non - AMR : 11 - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 Publié : le 29/08/2008 à 23h49 - Modifié : le 17/10/2008 à 09h40 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 45 - Mots : 1098

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Chapitre 12

-Jeune homme, ce n’est pas bien d’accuser, sans avoir de preuve, Affirma l’homme sous l’accusation d’escroquerie émise ouvertement par Charli. Je ne suis pas un voleur je te l’assure.L’homme lui fit signe de s’asseoir en face de lui.

-Tu as plutôt une bonne vision, petit, mais tu n’as pas regardé la bonne personne. Regarde les deux hommes assis au bar.

Charli suivit son conseil et regarda dans la direction que lui montrait la main charnue du vieil homme.

L’un avait une forte carrure, une barbe de plusieurs jours, découvrant des dents jaunes. Accoutré de cuir noir, il portait au bras gauche des bracelets blancs qui remontaient jusqu’à son épaule. L’autre, arboré les mêmes bijoux mais en moins grand nombre, ils s’arrêtaient au coude. Très jeune, son visage n’affichait aucune expression. Ses cheveux noirs délimitaient un visage anguleux. La lumière reflétait sur son pantalon serré et sa veste trop large de cuir usé, du même noir cendre que son compagnon. Il jouait avec un petit couteau en suivant la conversation de son partenaire avec deux villageois richement vêtus.

- Vous avouez les avoir volés alors ? Dit Charli sur le ton de la conversation.

L’homme passa la main dans ses cheveux pour les ramener en arrière et afficha un grand sourire.

- Je ne suis pas un voleur, rappela-t-il d’une voie chantante. Il n’y a pas de « vous » ni de « monsieur » avec moi, appelle moi Birime, jeune homme.

-Je t’ai très bien vu volé ces gens! s’exclama le jeune homme. Ne me ment pas, tu vas vite leur rendre leurs effets, sinon je vais t’y obliger.

Charli le regarda d’un œil menaçant mais le sourire de l’homme ne disparut pas.

-Tu ne connais donc pas ces gens ? Demanda-t-il, jovial. Les anneaux qu’ils portent tous les deux au bras ne sont pas des décorations mon ami, affirma-t-il plus sérieusement.

Charli jeta un œil vers sa table et fut surpris de voir que les deux jeunes femmes n’étaient toujours pas réveillées. Il accepta, à contre cœur, de prendre place en face de Birime. Le vielle homme héla une serveuse et lui commanda deux bières. Il se racla la gorge avec difficulté.

-Bon Charli, tu dois savoir que je voyage avec des marchants. Moi-même je ne le suis pas, mais il s’est trouvé, par bonheur, qu’on se dirigeait vers la même destination. Nous traversions la campagne entre Istao et Kèll, pour rejoindre la route principale. Quand un soir une trentaine d’hommes nous ont arrêté et nous ont menacé de mort si on ne leur payait pas une taxe de passage. Ces hommes étaient réputés pour être des barbares cruels et sans pitié. Des hommes qui dés leurs enfance sont baignés dans le sang du meurtre, tandis que leurs femmes sont réduites au titre de prostitué à l’âge requis.

Il but une gorgé de bière que la serveuse venait de déposer devant eux,Charli fit de même.

-Nous avons été obligé de coopérer. Par chance ces types sont reconnaissables. Les anneaux qu’ils portent au bras gauche sont comme une hiérarchie entre eux, ils sont fait d’os humain ! Celui qui en a le plus est respecté parmi les siens. Voila toute l’histoire !

Il sortit de dessous la table une bourse bien remplie.

-Cela est un petit remboursement qui nous revient de droit, assura-t-il avec un clin d’œil.

-Ta version tient la route, reconnu Charli qui dévisageait les deux hommes aux airs menaçans. Donc tu connais des marchants ? Questionna-t-il, pensant à la longue route qui les attendait.

-Certes oui, d’honnêtes et gentils marchants, Lâcha Birime.

-Demain matin pourrais tu nous mener à eux ? Ma compagne et moi avons besoin de vivre pour notre voyage.

Les deux hommes au cuir noir cherchaient frénétiquement autour d’eux.

-Sans problème ! Demain à l’aube rendez-vous à cette table. Bonne soirée ! S’exclama-t-il, en se levant.

Il but le reste de sa bière d’un trait et sortit de l’établissement avec hâte. Le barbu était rouge de colère, il attrapa un de ses deux interlocuteurs et lui éclatâ son verre sur la tête, il tomba assommé. Le plus jeune attrapa le deuxième à la gorge en le sommant de dire ou était leur or. Personne aux alentours fit mine de les séparer, les gens continuaient à rire et à chanter sans se préoccuper du remue ménage. Le jeune homme propulsa sa proie aux travers de la salle, qui s’écrasa dans les tables, inconsciente. Sans gêne, les deux types détroussèrent leurs victimes et s’en allèrent.

Quand Charli revient à la table Mélissa entre-ouvrit les yeux.

-Enfin, je commençais à me dire que tu ne te réveillerais plus, souffla le jeune homme.

Elle regarda l’horloge dans un coin de la pièce.

-Cela fait tout juste une heure que nous avons pris les plantes, affirma la jeune femme, d’un ton de première de la classe. Ca fait partie de leur effet, elle te plonge dans un sommeil réparateur pendant une heure minimum, expliqua-t-elle avec le même air suffisant, que Charli ne lui connaissait pas .

-Elles ne doivent pas avoir le même « effet » sur tout le monde alors, je suis resté quinze à vingt minutes dans le « sommeil réparateur » comme tu dit, rétorqua Charli.

Mélissa ne cacha pas sont étonnement. Elle le dévisagea avec de grands yeux.

-Tu dis vrai? Je n’avais jamais vu ça! S’exclama-t-elle, ahurie.

Le jeune homme hocha la tête sans ajouter de commentaire. La réaction de sa compagne l’agaçait, ils allaient se faire remarquer si elle continuait de s’agiter. Après leur fuite, ce n’était vraiment pas malin d’attirer l’attention comme cela.

-J’ai loupé quelque chose ? Demanda La serveuse, que la tirade avait réveillée.

Charli se tourna vers la jeune femme.

-Non rien du tout, vous vous sentez mieux Mily ? Demanda-t-il, dans l’espoir de pouvoir enfin allé se coucher.

- Oui et je vous suis reconnaissante, vous savez le travail n’est vraiment pas facile ces temps ci. La clientèle est plus agitée depuis que la ville est sous la coupe des Djinings, affirma la jeune femme, tenant la main de Charli avec gratitude.

-Les Djinings ? Qui sont-ils ? Questionna Mélissa.

-Ce sont des barbares, les sauvages, a qui le roi Nardar à légué notre ville depuis peu. Ici les gens sont pauvres vous devez le savoir. Beaucoup d’hommes et de femmes ne peuvent pas payer leurs impôts et mon père pense qu’ils ont décidé de détruire la ville. Des bagarres éclatent souvent, les gens sont tendus, Mily baissa la voix. Beaucoup disparaissent sans laisser de trace. Moi je pense qu’ils sont réduits en esclavage dans des mines, quelque part. Le roi Nardar était un homme brave avec son peuple mais ça a tout l’aire de changer. Il a trouvait une utilité à la ville de Kèll ! Raconta-t-elle, rouge de colère.

Elle marqua une pause, les yeux dans le vague. Les clients tardifs commençaient doucement a rentrer chez eux. Charli comprit que la jeune serveuse était triste. Une femme mit la main sur l’épaule de Mily.

-Que racontes-tu ma pauvre fille, laisse donc nos clients en paix avec tes histoires, maugréa la femme, d’une voie dure.

-Ce sont des amis et je leurs ai proposé une chambre pour la nuit. Sa ne vous dérange pas ? Questionna Mily, ignorant la remontrance.

-Arrête donc de bassiner les gens avec ces histoires où nous allons tous nous retrouver en prison par ta faute, chuchota la vielle matrone à l’oreille de la jeune femme.

Mélissa plissait le front de frustration, elle n’avait pas entendu la morne affirmation, à l’inverse de Charli.

-Tu sais très bien maman que la prochaine fois ça pourrait être papa ou toi, je ne le supporterais pas ! Informer la populace est la seule chose que l’on puisse faire pour arrêter ça ! Pleura-t-elle à voie basse, Mily se tourna vers les deux compagnons. Je vous souhaite une bonne nuit, merci pour tout, dit-elle en essayant de maîtriser sa voix tremblante.

Elle parti, d’un pas obstiné, une main devant les yeux.

-Et bien montez donc vous coucher, amis de ma fille. Ne prêtez surtout pas attention à ses délires de jeune femme crédule. Bonne nuit !


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