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> Chapitre 15 : « Calme-toi, Marion » - 
| L'histoire | Ce chapitre |
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| Publié : le 29/08/2008 à 18h36 - Mise à jour : le 04/10/2008 à 18h38 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 867 - Chapitre(s) : 29 - Mots : 17891 - Complet : oui - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 | Publié : le 31/08/2008 à 12h35 - Modifié : le 04/10/2008 à 17h45 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 32 - Mots : 358 |
Calme-toi, Marion
Vers trois heures du matin, on frappa violemment contre la porte et Vincent bondit dans son lit, réveillé par les coups toujours plus violents, continus et désespérés. Son père s’était levé et la voix de Marion déchira le silence dans un hurlement de terreur.
- Ouvrez-moi !!! Ouvrez-moi !!!!!
Vincent poussa d’un geste ses draps et accourut. Son père venait d’ouvrir la porte et elle entra précipitamment, repoussant nerveusement la porte qu’elle tint fermer de toutes ses forces. Son père la prit par les épaules pour la raisonner mais elle sursauta au contact de ses mains. Ses yeux semblaient figés dans un éclat sombre et décomposé. Comme si elle venait d’assister à la plus terrible des scènes. Elle se jeta dans ses bras et se mit à pleurer bruyamment. Vincent ne vit plus que les doigts de sa sœur crispés dans le dos de son père, et ses mains tremblant sans fin.
S’approcher, pour l’aider, pour lui parler. Mais ce sont ses mains qui attirent mon attention. Elles sont égratignées, profondément éraflées. Et ses manches effilées. Ses poignets lacérés, ses bras écorchés, saignant le long de fines entailles dans la peau. Et son ensemble bleu marine couvert de boue et de feuilles, ses chevilles rougies et enflées. Elle a couru pieds nus jusqu’ici ?
- Papa. Je l’ai vu, hurla-t-elle d’une voix presque rauque tant la frayeur la paralysait. Il… Il l’a tuée. Je l’ai vue et.. il m’a vue.
- Calme-toi. Calme-toi, Marion. Doucement.
Ses mains glissèrent finalement dans le dos de l’homme et elle s’évanouit dans ses bras.
- Vincent, aide-moi, nous allons l’amener dans sa chambre.
Le garçon s’approcha et accompagna son père dans le couloir. Le téléphone sonna.
- Reste avec elle, je vais répondre.
Marion était étendue entre ses peluches et Vincent inspecta une nouvelle fois sa robe. Mais que s’était-il passé ?
« Même… même s’il arrive quelque chose, entendit-il la vieille femme lui souffler dans un sanglot. Vincent, tu l’aimes, alors, il faut que tu m’aides à la sauver. »
Ca aussi elle le savait. Ca aussi. Mais la sauver de quoi ?! De quoi, ou… de qui ?
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