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« Zoo et potager » - chapitre 1 : « Réflexions » — L'Encrier
Vous êtes ici => Accueil > Liste des histoires > « Zoo et potager », par Tempête - - - > Chapitre 1 : « Réflexions » -
L'histoire Ce chapitre
Publié : le 29/08/2008 à 14h07 - Mise à jour : le 01/09/2008 à 17h18 - Commentaire(s) : 3 - Lecture(s) : 302 - Chapitre(s) : 4 - Mots : 1771 - Complet : non - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 Publié : le 29/08/2008 à 14h07 - Modifié : jamais - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 170 - Mots : 694

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Les Maraudeurs viennent d'apprendre le problème de Remus. Ils souhaitent l'aider. Mais comment?...


Zoo et potager

Résumé : Ceci est une parodie totalement déjantée écrite avec mon adorable petite soeur. Si cet humour ne vous plaît pas, c'est de sa faute!
Il s'agit de la réponse à un défi:
"Au temps des Maradeurs se pose le problème des animagi pour Sirius, James et Peter. Mais quel animal choisir?... J'aimerais que ce soit une parodie qui se moque de chacune des idées de ces derniers à propos d'un animal pouvant être choisi par l'un d'entre eux. Fiction totalement comique, visant à ridiculiser les choix plus qu'étranges des maraudeurs ... Bien entendu Severus vient mettre son grain de sel en leur envoyant des lettres anonymes depuis qu'il sait cette histoire d'animaux."
Voilà, amusez-vous bien...

Réflexions

-Non, ça ne peut plus durer, dit résolument Sirius.


-C’est vrai, pauvre Remus ! s’apitoya Peter. Quand je pense qu’il est en ce moment même dans la Cabane Hurlante…


-Mais qu’est-ce qu’on va faire ? dit James.


-Je n’en sais rien, répondit Peter. Et toi, Sirius, que veux-tu faire ?


-Aucune idée, dit Sirius. Et toi, James, que veux-tu faire ?


Silence.


Puis, soudain, les idées jaillirent, claires comme de l’eau de roche:


-Lui envoyer une louve-garou !


-Lui jouer du piano ! Il paraît que la dix-neuvième sonate en ut mineur pour piano à six mains de Ɲƪƣƨƺƾ Ʈươƥƻ* est parfaite pour endormir quelqu’un.


-Utiliser des fléchettes anesthésiantes des Indiens d’Uruguay !


-Lui lire un passage du livre « La maîtrise de soi, source de toute sociabilité » du philosophe Lu Zhi Zheng** !


Après réflexion, les trois garçons durent s’avouer qu’aucune de ces options n’était réalisable : aucun d’entre eux ne connaissait de louve-garou, et personne ne savait jouer du piano, utiliser une sarbacane (James fit un essai peu concluant, au détriment de la fesse droite de Sirius) ou lire plus de trois lignes du livre sans se mettre eux-mêmes à ronfler (cet essai-là fut mené par Peter en cours de Divination ; il affirma plus tard que cette soudaine somnolence avait été surtout due à la prof, et pas au livre, mais personne ne le crut).


Le lendemain, ils retrouvèrent Remus au petit déjeuner. Le pauvre garçon était plus blafard et amorphe que jamais. James eut la délicatesse de ne pas lui dire qu’il ressemblait à l’une de ces statues qu’il avait vues au musée Grévin, pendant ses vacances à Paris.


Peter jouait dans le registre de la compassion : il ne quittait pas Remus des yeux (celui-ci n’avait pas l’air de s’en rendre compte) et sortait, à intervalles calculés et chronométrés, une phrase du genre : « T’as vraiment pas bonne mine… Tu es sûr que ça va ? Laisse-moi beurrer tes toasts… Oh, tu t’es mordu à la main ! Attends, je vais te faire un bisou magique… »


Remus répondait quelquefois par un grognement indistinct, trop fatigué pour pouvoir élaborer une phrase sujet-verbe-complément. Peter prenait ça comme une invitation à se montrer encore plus charitable, sans comprendre que ça voulait dire « Fichmoilapaix ».


Sirius, quant à lui, usait d’une tactique toute différente : il affectait un air enjoué, comme si Remus avait raté une journée de cours pour aller faire bronzette aux Caraïbes.


-J’ai une faim de loup ! affirma-t-il au bout d’un moment, sans se douter qu’il commettait là une erreur fatale.


Remus releva brusquement la tête, un éclair de conscience passant fugitivement dans son regard. Le dernier mot de Sirius, contrairement aux précédents, était rentré par une oreille sans ressortir par l’autre.


-Oh, Sirius ! Quel mot s’est enfui de l’enclos de tes dents ?***As-tu la moindre idée de l’exacte définition de l’animalité ? A y bien réfléchir, tu n’es même pas au niveau de l’animal : tu es bête comme chou !


Sur ces paroles incisives, Remus se leva et s’en alla, allégorie parfaite de la plus haute indignation.


Il laissait derrière lui un Sirius ahuri autant qu’ébaubi. James, qui avait suivi l’envolée verbale de Remus avec attention, tapota l’épaule de Sirius pour le consoler. Mais il souriait :


-O Sirius, je viens d’avoir une idée géniale (comme elles le sont toutes, d’ailleurs) ! Vous vous rappelez de ce qu’a dit McGonagall en cours ? Les Animagi ne sont pas sensibles aux morsures de loup-garou. Si on en devenait, on pourrait accompagner Remus à la Cabane Hurlante, histoire qu’il s’ennuie moins.


La mâchoire de Peter faillit tomber à terre :


-Mais, mais, mais… ! Tu as un petit pois dans la tête ? On n’est pas assez bon pour en devenir ! Et puis, Remus n’arrête pas de nous prendre pour des légumes ! On n’y arrivera jamais !


Personne ne remarqua la silhouette pâle qui, à la table des Serpentards, ne perdait pas un mot de la conversation. Rogue. Il appela discrètement son hibou, lia un morceau de parchemin à sa patte et le laissa s’envoler.


Peter continua à broyer du (radis) noir pendant plus de cinq minutes. Sirius ne put s’empêcher de penser qu’avec cette élocution-là, il aurait fait chez les Moldus un bon avocat.


Mais Peter s’interrompit soudain quand un hibou passa en trombe devant son visage et s’écrasa sur la table. Les trois amis se penchèrent sur lui, intrigués ; Sirius décrocha le morceau de papier attaché à sa patte et lut :


« James a des mollets de coq. »


Ils se regardèrent sans comprendre, un long moment. Puis un deuxième hibou alla rejoindre son collègue. Son message disait :


« Peter a un groin de cochon. »


Et un troisième :


« Sirius a une haleine de chacal. »


-Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Qui est l’auteur de ces gribouillis ? s’exclama Peter, rouge comme une tomate.


-C’est l’aide dont nous avons besoin ! s’écria Sirius. Ce doit être quelqu’un qui nous connaît bien, et qui est assez gentil pour décrire ce que nous cachons d’animal au fin fond de nous ! Cette admirable personne va nous faire savoir quelle apparence nous devons prendre pour aider Remus !


Au fond de la salle, Rogue grogna.


« Zut. Ils sont vraiment dans les choux. »


*Quoi ??? Vous ne connaissez pas ce célèbre pianiste hébreu de 30e siècle avant J.-C. ? Ignares…


**Encore un inconnu pour vous ? Mais que lisez-vous lors de vos insomnies ?


***Où est votre culture générale ? C’est la réplique culte de l’Odyssée !!!



Soyez gentils, ne dites pas que notre humour est nul... Et si vous avez d'autres idées de jeux de mots botaniques à caser,n'hésitez pas à nous le dire!


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© tous droits réservés. Le texte ne peut être reproduit sans le consentement de Tempête

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