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« Une Moldue et un sorcier sont dans un café » - chapitre 1 : « Dans le froid de l'hiver, une pièce chaleureuse » — L'Encrier
Vous êtes ici => Accueil > Liste des histoires > « Une Moldue et un sorcier sont dans un café », par Tempête - - - > Chapitre 1 : « Dans le froid de l'hiver, une pièce chaleureuse » -
L'histoire Ce chapitre
Publié : le 31/08/2008 à 15h16 - Mise à jour : le 26/09/2008 à 17h03 - Commentaire(s) : 2 - Lecture(s) : 292 - Chapitre(s) : 2 - Mots : 2798 - Complet : non - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 Publié : le 31/08/2008 à 15h16 - Modifié : jamais - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 215 - Mots : 986

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Le "je" de cette histoire, contrairement à la précédente, désigne Remus.


Les fragments de la lettre ont été écrits par Momographie. Ce sera d'ailleurs redit plus tard.


Une Moldue et un sorcier sont dans un café

Résumé : Non, ce n'est pas le début d'une nouvelle blague, mais la suite de "Leur mort était une illusion".
Armée des lettres envoyées par les lecteurs, j'attends de pied ferme Remus Lupin dans un café. Et j'ai la ferme intention d'en apprendre le plus possible sur lui.

Dans le froid de l'hiver, une pièce chaleureuse


Quel froid glacial ! C’est vrai qu’on est début décembre, mais quand même…


Je me retourne vers Tonks, qui marche derrière moi, prenant soin de suivre la route que je trace sur le trottoir gelé :


-Ca va, Dora ?


-Oui, Remus, répond-elle avec un sourire frigorifié, se cramponnant à son sac de travail comme s’il allait l’empêcher de glisser. Fais attention.


-Toujours, chérie.


Je me retourne et continue à faire fondre la glace sur mon passage à l’aide de ma baguette. Je réprime un sourire : Tonks m’a dit au moins cent fois en dix minutes de faire attention. Ce n’est pas qu’elle s’inquiète pour moi, mais pour la forme à moitié enfouie sous mon manteau…


Nous arrivons enfin. C’est là que j’ai donné rendez-vous à Tempête : un petit café londonien, à peine visible de la rue, qui appartient à notre monde. Elle a beau être moldue, elle le connaît, car nous nous y sommes déjà rendus tous les deux.


Nous entrons. La chaleur d’un feu de bois nous enveloppe. Je pousse un soupir de soulagement, les yeux mi-clos ; c’est fou comme je sais profiter du moindre petit confort, que les autres remarquent à peine !


Tonks ne partage pas mon état d’esprit et me secoue :


-Montre-la-moi, chuchote-t-elle. C’est elle, là-bas ?


Facile, ça ne peut être qu’elle. Au milieu des sorciers aux robes bariolées, elle attire tout de suite le regard : assise seule à une table, vêtue d’un simple pantalon noir et d’un pull orange, elle feuillette tranquillement une liasse de papiers, nullement troublée par les regards intrigués qu’on lui jette.


Sans attendre ma réponse, Dora fonce vers elle, manquant renverser des chaises au passage. Je la suis plus lentement.


Tempête l’aperçoit, m’aperçoit, et se lève en souriant jusqu’aux oreilles.


-Bonjour !dit Tonks en s’approchant. Tu es Tempête, n’est-ce pas ?


-Et toi, Tonks, répond la jeune fille. Je crois que je t’aurais reconnue entre mille !


Toutes les deux s’embrassent comme de vieilles amies. Je suis content : Tempête est un peu timide, comme moi, contrairement à Tonks ; mais le courant semble passer.


Je m’approche à mon tour ; d’habitude, on se serre la main, mais Dora a dû déteindre sur moi. Je pose ma main sur l’épaule de Tempête et l’embrasse. Elle semble surprise, mais pas gênée.


-Je vois que ce n’est pas la peine de te présenter ma femme ! dis-je. Tu es là depuis longtemps ?


-Oh ! Non, je suis arrivée il y a cinq minutes seulement. Mais qu’est-ce que… ?


Intrigué par le bruit, mon paquet s’agite. Une petite main tire le pli de mon manteau et découvre le visage d’un enfant.


Les yeux de Tempête se mettent à briller.


-Il est trop mignon ! Bonjour, Teddy. Je peux t’embrasser ?


Le petit se laisse faire et esquisse un sourire en gazouillant.


-Je travaille au Ministère trois demi-journées par semaine, explique Tonks. Et je n’ai pas le cœur de le confier à quelqu’un, alors je l’emmène avec moi.


Ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’elle allaite Teddy depuis qu’elle en a la force. C’est un moment vraiment privilégié pour elle, qu’elle ne sacrifierait pour rien au monde, même au travail.


Je jette un coup d’œil à ma montre et glisse à ma femme:


-Tu vas être en retard. Tu ferais mieux d’y aller.


Avec précaution, je lui mets Teddy dans les bras. Il se cramponne à elle, comme il le faisait pour moi. On dirait que son plus grand plaisir est de se blottir contre l’un de nous deux, à la manière d’un koala. Ou peut-être a-t-il conscience, tout au fond de lui, qu’il a failli nous perdre…


Tonks et Tempête se disent au revoir. Je suis sûr que ce soir, Dora me demandera son adresse pour rester en contact avec elle !


-Bon courage, ma belle. A ce soir.


Je pose mes lèvres sur sa joue, puis sur celle, duveteuse, de Teddy. Avec un dernier « Amusez-vous bien ! » un peu ironique à mon égard, elle franchit le seuil du café et s’éloigne.


Je me retourne vers Tempête. Les choses sérieuses commencent.


-On dirait que les Moldus sont bien plus curieux que les sorciers, dis-je en m’asseyant et en retirant mon manteau. Toutes ces feuilles, est-ce que ce sont des lettres ?


Elle confirme, et se croit obligée de dire :


-Tu sais, je ne voudrais pas t’obliger à parler de choses trop personnelles. Si une question ne convient pas…


-Ne t’inquiète pas. Ton but est juste de renseigner des gens, et il se trouve que c’est de moi qu’ils veulent entendre parler ! Comment dire ? C’est un peu comme répondre aux interrogations d’amis. Ils ne font pas ça par simple curiosité. Je suis sûr que ceux à qui tu t’adresseras feront bon usage de ce qu’ils liront. Et puis, quelquefois, il est bon de dire certaines choses qui tiennent à cœur…


En disant cela, je pense en particulier aux nuits de pleine-lune, et aussi à ce moment terrible où j’ai abandonné ma femme et mon enfant à naître. Si n’importe quel passant avait eu la patience de m’écouter, je lui aurais tout dit.


Je cherche du regard le patron du café, avant de m’apercevoir que deux Bièraubeurres trônent sur la table. Vraiment, Tempête pense à tout !


-Allez, on y va ! Passe-moi la première lettre.


Elle me la tend d’un air songeur.


-Remus, me dit-elle, ça fait combien de temps qu’on se tutoie ?


Je réprime un petit rire :


-Depuis cinq minutes seulement, je crois. Tu tutoies ma femme, mon fils… alors pourquoi pas moi ? Est-ce que ça te déplais ?


-Oh non ! répond-elle avec vivacité. Depuis le temps qu’on se connaît, il fallait bien que ça arrive un jour. Alors, tu l’ouvres, cette lettre ?


J’ouvre l’enveloppe et déplie la missive. Un petit coup au cœur : en haut du papier blanc sont dessinés un cerf et un chien noir. Du coin de l’œil, je repère dans le texte les mots « Sirius » et « James ». Mais chaque chose en son temps. Je lis à mi-voix :


« Cher Lunard, j'espère que vous allez bien… »


-Bien mieux que les dernières années, en tout cas, dis-je en souriant. Entre vivre dehors aux côtés de Greyback et habiter avec Tonks, il n’y pas à choisir ! Je crois qu’elle veut m’engraisser comme une dinde de Noël.


Tempête rit avec moi. Je sais qu’elle a longtemps été inquiète, quand j’habitais avec les loups-garous. Mais à présent, plus rien ne rappelle cette période, tant je me suis « remplumé », comme dit Philip, qui garde un œil sur moi.


« … je tiens à vous dire que vous êtes un très bon professeur… »


Je tâche de prendre un ton bourru :


-Comment pouvez-vous le savoir ? Vous n’avez jamais assisté à l’un de mes cours, que je sache !


« … et que je trouve très dommage que vous ayez démissionné, mais c'est ainsi! »


Je ne peux m’empêcher de sourire :


-Là, il manque un détail important. Je t’ai raconté, Tempête, ma conversation dans le parc avec Harry, le lendemain de la bataille de Poudlard. Eh bien, le professeur McGonagall est venue me rejoindre après, sur le chemin de la volière. Elle m’a demandé de revenir enseigner. Je lui ai répété que, vu ma condition, aucun élève ne m’accepterait comme professeur, mais elle a insisté. Et quand elle parle comme ça, on se retrouve tous comme des étudiants : à baisser la tête et à obéir !


-Mais je ne savais pas ! s’écrie Tempête. Pourquoi tu ne me l’as pas dit plus tôt ? Et comment s’est passé ton retour à Poudlard ?


Je prends une grande inspiration avant de commencer à raconter. C’était l’un des jours les plus beaux de ma vie. S’il y avait eu des Détraqueurs dans le coin, je n’en aurais fait qu’une bouchée…



Après cette petit introduction, êtes-vous perdus? Chaque chapitre traitera d'un épisode dans la vie de Remus, sans ordre chronologique, selon le contenu de vos lettres.


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© tous droits réservés. Le texte ne peut être reproduit sans le consentement de Tempête

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